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Vous reprendrez bien une bière ?

Voyage en Belgique (08/2006)

Carnets de route rédigés par Pierre, un peu Blaise et romancés par Nicolas - 31/08/2006


 

Drie Fonteinen dans la voitureLes p'tits Bourrés en Belgique

J1 : Mardi premier août.

7h30. Lever et rasage collectif des barbes. Blaise s’affaire à des choses inutiles (adieu à Cath, rengeage maison) pendant que je remplis les glacières, lave le bidon d’eau…
9h15. Enfin on part vers chez Nico. Le café nous attend.

9h40. Départ définitif ; on est en retard de 40 minutes.
Autoroute jusqu’à Tours, nationale casse couilles jusqu’à Orléans, N20 direction Paris. On se goinfre de savanes pour tenir la faim. Que cette région est  moche ! Maisons moches, villes moches, tout plat, pas de végétation. Temps pourri.
Je prends le volant 30 km avant Paris. On en aurait bien profité pour manger notre jambon braisé et nos baguettes mais pluie et grand vent nous font renoncer, on verra après Paris.
Périph’ pariz’ fluide, ouf, mais conduite des parigots totalement en freestyle quequette. Grande pluie, temps gris, goudron ancien qui absorbe pas l’eau . Rétros embués, ces couillons mettent pas leurs phares… Grosse galère et grosse frayeur avec un magnifique aquaplaning qui s’arrête moins de 10 cm avant la de devant.

Soisson16h15. Soisson. Arrêt repas sandwich-paté-bières-tomate-café dans un bar PMU au patron sympa. La population est assez vieille mais la ville est jolie. Ensuite toute la Picardie et ses briques rouges foncées.

Et nous voici en Belgique. Mons, première rue, déjà on passe pour des boulets : premier sens interdit, demi-tour… Bon on laisse tomber Mons ? Bruxelles ? Ouaip … Bruxelles, c’est parti . Là le guide parle d’un camping en ville chaussée J. Favre ou je ne sais plus quoi. Super galère, 2h pour le trouver… c’est vrai on est pas forcément aidés mais c’est la faute aux Belges. On monte la tente comme des manches, c’est beau des élèves ingénieurs devant un bout de tissu. On finit enfin par quitter le camping pour aller boire et manger vers 1h30. On trouve un groupe de jeunes discutant près de l’église adjacente au camping. Nico leur demande notre chemin vers les bières.Deux d’entre eux, deux frères plutôt sympas et éméchés nous indique le cimetière d ‘Ixelles qui comporte il paraît trois bars sympas ouvert jusqu’à 4h, des snacks, des dealers, des caniches et des tortues ninja. Ils nous conduisent en partie. Là haut c’est un peu moins le paradis que prévu mais on trouve un kebab pour acheter des frites. On mange pas loin d’un bar qu’on a repéré mais dans lequel on n’ose pas rentrer étant donné qu’ils font snack, puis, tous contents, on s’avance et là, un gros black nous fait signe qu’ils n’acceptent plus les clients. Loose. On retourne vers un bar bondé où les gens boivent debout : le Gauguin. Nico et moi nous optons pour une trappiste de Rochefort qu’un passant nous a conseillé. Blaise opte pour la Pêcheresse. Ca fait très plaisir, c’est trop bon… les verres sont magnifiques, on décide de les ramener.

On cherche le troisième bar. Une demoiselle nous l’indique. C’est fermé. On retourne vers le Gauguin. Vu qu’on a les verres encore à la main on envoie Blaise qui a le moins beau nous chercher trois Kriek Lindemans. Mais on se fait surprendre par le type du bar qui vient faire un tour pour récupérer les verres. Et Blaise arrive avec trois verres bien moins beaux, snif …ils sont quand même pour nous… On rentre au camping, Blaise et moi on est pas mal morts par la conduite.

J2 : Mercredi 2 août

La tente de traversVers 11h, lever. Le soleil tape et chauffe la tente. Petit déjeuner sur une nappe au bord de la tente. Vive les chocapics aux pépites de chocolat. On démonte la tente parce qu’on a fait complètement n’importe quoi ; on a du coup une tente magnifiquement montée que l’on quitte pour Bruxelles centre. A pied ça semble bien moins loin que ce que les deux zigotos de la veille nous avaient raconté. Les deux heures ne prennent qu’une demie-heure. On suit nos envies, les routes et les bâtiments qui nous attirent. Il y a beaucoup de bâtiments majestueux et dans des styles que l’on a pas l’habitude de voir, mais rien de vraiment magnifique. Mais la ville reste agréable à la vue. On essaie de retrouver les bars que l’on avait notés sur nos portables quand on avait potassé, il y a quelques jours, les guides à Géant. Le café Leffe propose bien de la restauration à base de bière mais on ne va pas se risquer à payer un resto dès le premier jour. Donc on se retrouve dans un bar à deux mètres du Mannekenpis avec une carte magnifique de bières. Le cadre est sympa, autant en terrasse qu’à l’intérieur assez rustique. On goûte une bonne Faro Lindemans, une Barbar au miel et une Oude Girardin gueuze.

 

Trois bières au PoechenkelderOude semble vouloir dire traditionnelle [en fait, ça veut dire vieille, car vieillie en fûts]. On vient de boire notre première gueuze recette ancestrale, beaucoup moins sucrée, acidulée et une puissance de goût folle. On embarque la carte du bar en souvenir (c'était juste un bout de papier imprimé). Le serveur avait compris qu’on voulait piquer les verres, chacun assortis à la bière, donc on se retient.

Jacques Brel à la Mort SubiteAprès quelques tours, on se retrouve au bar A la Mort Subite, bar qui est aux mêmes gens que la brasserie La Mort Subite qui exporte jusqu’en France. Le cadre est véritablement sympa, joyau traditionnel Bruxellois, comme le rappelle son classement aux monuments historiques et la photo de Jacques Brel dans ce café. On goûte une trappiste Westmalle, une mort subite gueuze blanche et une gueuze simple, mort subite bien sur, les autres gueuzes sont, hélas, bannies de la place. La blanche est originale à souhait et bonne mais la gueuze est décevante par rapport à la précédente mais garde le coté acidulé…Bien qu’il soit le milieu de l’après midi, c’est pour nous l’heure du sandwich sur les marches de je ne sais quel bâtiment.

Les p'tis bourrés au Delirium CaféEnsuite en route pour ce fabuleux endroit : le Delirium Café.

Dans une cave, cadre chaleureux, bonne ambiance, 2004 bières au choix, le plus grand du monde, inscrit au Guinness book. On boit pas mal de tournées, principalement des lambics qui pour l’ensemble ou presque nous ravissent, avec notamment la Faro Pertotale qui est un mélange de lambic et de bière brune. Probablement très peu traditionnel mais à se rouler par terre.Finalement on est fatigué assez tôt et on part bien avant la fermeture du bar.
Regonflage de matelas.
Dodo.

J3 : Jeudi 3 août.

Brasserie CantillonRéveillage avant 11h par des boulets qui beuglent dans le terrain de camping où les tentes sont à touche-touche. On range tout pour quitter Bruxelles, on prépare à manger pour la journée. Pti dèj, douche, café, on est parti…

14h direction la brasserie Cantillon qui est la dernière dans Bruxelles même et qui fait aussi musée. Une visite autoguidée d’une brasserie vraiment traditionnelle, hélas les mois d’été sont les plus calmes et la production est arrêtée. Mais la dégustation et les explications des tauliers sont terribles, ils nous indiquent une autre brasserie totalement artisanale à douze kilomètres de là… ok, merci… on y va …merci encore. Grosse galère, encore une fois les Belges sympathiques et ouverts à la ville sont des enfoirés en bagnole, ils n’ont pas encore inventé les panneaux de signalisation, jamais un seul avant le carrefour, aucun non plus sur les rond-points. Et aucun non plus qui indique les petites villes à proximité. Et pas non plus dans le cœur de la ville. Et le soleil ne nous guidera pas, il fait un temps bien gris et pluvieux. Enfin on arrive dans ce fichu patelin : Beersel. Beersel,…Beersel, quelle ville magnifique…non en fait pas si magnifique que ça, juste un joli château en ruine et surtout une brasserie des plus mémorables : Bienvenue aux Trois Fontaines !

Armand Debelder, brasseur des Trois FontainesBob s’arrête sur un parking au pif, on sort et on demande notre route, Bob et Bobby restent à la voiture pendant que, vaillamment, sous la pluie, Nicolas sort à la recherche de cette fameuse brasserie. Nico prend donc la direction du resto, on lui indique la brasserie à dix mètres de la voiture ; Nico y va donc, une fois de plus seul, bravant toutes les folies. Il entre, simultanément une sonnerie digne d’une boucherie retentit. Nicolas attend, dans le froid humide, pendant au moins 45 secondes, puis un homme typé 50 ans, l’air un peu bourru et pas très souriant arrive, il propose finalement une rapide discussion explicative de son exploitation. Nicolas part en quête de Bob et Bobby, trois minutes après les voilà groupés faisant sonner à tour de rôle le joyeux détecteur… L’homme arrive, monsieur Delbelder, brasseur de la gueuze 3 fontaines, pour nous encore inconnue… Il semble au début peu intéressé par ces trois jeunes en quête de fortes pressions, il nous demande nos motivations. « Nous sommes venus spécialement de France pour goûter la meilleure bière possible ! » en fiers chevaliers en quête que nous sommes. Déjà une lueur s’allume dans ses yeux, il nous emmène dans la salle principale de la brasserie, où un ingénieur a optimisé l’espace un maximum ; la pièce contient tout ce qu’il faut ; on discute, on écoute un homme passionné par son travail et qui commence à comprendre que nous sommes passionné par le même, et surtout par son résultat. Il nous emmène d’un pas gaillard et le sourire à la bouche dans sa cave ; nous partageons la même opinion sur les techniques modernes, on discute, il nous propose une dégustation, ravis nous voilà remontant, lui, suit à dix secondes, il a pris le temps d’attraper une bouteille dans sa cave climatisée ; fier de lui et nous déjà contents, il nous présente une bouteille embouteillée en 2003, plus deux ans et demi en fût (en foudre précisément), en tout un millésime de 5 ans et demi (précisons que cela fait 8 ans qu’il exerce) « Ceci est une de mes meilleures bouteilles  », nos sourires s’élargissent, nous sommes limite gênés ; il sert «  il faut d’abord mouiller le verre comme ça, puis laisser la mousse couler pour virer les grosses bulles de CO2, on laisse un peu au fond parce que les levures, ça tourne le ventre... Haha, c’est pas pour toutes les constitutions ! » On y va au pif, on renifle, ouch, ya des relents de champagne, mais qu’est-ce doc ? «  Si vous faites attention, vous verrez il y a une odeur qui fait penser au champagne «  punaise c’est donc vrai, Dieu, cette bière existe ? » On regarde ensuite, de très fines bulles montent, champagne comme vu, on goûte, merveilleux ! « Je vous trouve sympathiques » Armand Delbelder est un homme généreux qui nous plait et qui nous trouve sympathique, on discute, il nous conseille un magasin où faire toutes nos emplettes, en attendant on fait les notres chez lui, toujours un peu insouciants, on discute, il nous sort un guide des bières belges, on lui demande s’il y est, et là, révélation, toutes ses bières sauf une sont cotées au maximum, même Cantillon n’a pas un aussi bon résultat, on vient de sympathiser avec un des meilleurs brasseurs du monde … Il nous parle de ses visites de jeunesse dans les grands châteaux français comme Iguessin …on doit lui rappeler un peu sa jeunesse, il est heureux en tout cas de tomber sur des jeunes qui aiment et partagent son plaisir… On finit par partir, il nous rattrape et nous offre deux bières danoises qu’un brasseur lui a laissé, pour qu’on puisse les goûter, c’est le summum, voilà trois bambins heureux, ce soir on dormira dans la caisse, mais au moins, on est heureux !
A la base le programme disait camping sauvage. Mais en vrai campeur sauvage, il nous faut notre réserve de bière. Le gentil brasseur a indiqué aux trois jeunes chevaliers un véritable temple de la bière « Streekproduction » à Halles, non loin. Mais il est tard, on préfère suivre la direction « Carrefour », ça ira pour ce soir, Halles attendra le matin. Nous voici donc à Carrefour, quelque peu déçu par le rayon, pas mieux fourni que celui d’une bête grande surface française, mais on fait quelques emplettes tout de même, dont certaines pour la maison…A la sortie du magasin, le déluge..Ca va être tendu pour planter la tente. On rejoint la voiture dans laquelle on mange une très bonne salade de pâtes préparée le matin. Sympa la 309-cuisine.

 

Et maintenant le petit passage panique par Blaisouille :

Pique nique à la bière sur le parking de carrefourBlaiseForts de notre repas, nous voici prêts pour le grand saut dans l’univers campagnard. Dernières vérifications avant le départ, la routine en somme,…et là, surprise ! L’eau ruisselantes qui s’échappe de dessous la voiture n’est en rien comparable à de l’eau de source et à notre plus grand désespoir ni à de l’eau de pluie… L’arc en ciel multicolore qui s’échappe nous fait d’abord penser à une fuite d’essence, l’odeur ne permet pas d’infirmer cette hypothèse. Fuite d’huile peut-être ? Malheureusement le garage présent sur le parking ferme à 19h00 et il est 19h45. Waou ! On va passer notre nuit camping sauvage sur le parking de Carrefour... On établit notre campement à quelques pas de l’entrée principale du magasin. Une palette posée à même le sol nous fera office de table de camping et une nappe posée par dessus nous fait oublier ce cadre populaire où les femmes musulmanes manquent de s’envoyer dans le décor, surprises par cette réunion au néon de trois amis. Le Carrefour est en effet – parenthèse historique - un haut lieu d’apprentissage pour tous les novices et toutes les novices de la route. Après avoir maîtrisé les virages, le passage de la troisième c’est impressionnant mais surtout lassant. Après avoir vérifié que le liquide s’échappe de l’avant de la voiture, on se dirige vers le Quick , le vrai restaurant Belge ! La fuite n’est due qu’au liquide de refroidissement. On repartira donc en direction de Halle… Ereintés on s’arrêtera dans une petite rue de cette même ville. Fermeture des portes, dégustation d’une grande 3 Fontaines, on s’endort, on somnole … demain on va acheter notre stock de bières. Quoi de mieux pour faire de beaux rêves très chaleureux…

J4 : Vendredi 4 août

9h réveil. Bien plus tard que nos espérances les plus folles. Bien ankylosés. Mal au dos, encore crevés… Enfin qu’importe, on veut aller chercher notre stock, et vite ! On s’arrête à un café pour manger notre paquet de princes. Ambiance vieille Flandre, quelques habitués au comptoir, vieux bar genre PMU… Ici on ne parle pas le français. On quitte ensuite le lieu pour se mettre en quête de notre Graal dont on ne connaît ni le nom ni l’emplacement qui nous ont échappés. Au hasard de nos errances, on rentre dans un supermarché. Un jeune metteur en rayon nous met sur les rails du magasin. D’autres explications seront nécessaires pour que l’on aboutisse finalement au Streekproduction… Mais ça a l’air fermé non ?.. Attends y'a des jours où c’est fermé… On est quel jour ?… Heu, j’sais pas... jeudi ou vendredi... Dinnstag c’est quel jour ? Aucune idée... Laissez tomber les gars « Jahran Vakationen » ça ressemble à congés annuels... Et c’est jusqu’au 8 ! On est le combien ? le 4 ! Merde...
Pique Nique dans la banlieue résidentielle de Gand, avec de la Cantillon bien-sûrLà... grosse hésitation. Blaise et moi, on veut retourner dans les magasins du centre Bruxellois, chers mais bien fournis... Nicolas veut retourner voir Armand le brasseur... Problème : On a galéré pour trouver Beersel en venant de Bruxelles et, de Beersel, on a tellement galéré pour trouver Halle que sans le vouloir on s’est retrouvé à Bruxelles entre temps. Alors ça me semble tendu, surtout qu’il serait temps de dégager vers l’ouest, vers Gand. Donc direction Bruxelles. Par l’autoroute cette fois-ci, c’est le plus direct… Et là, surprise : une sortie Beersel. Donc on sort, et le hameau est, à partir du chemin autoroutier, bien mieux indiqué que par la nationale. Nous revoici donc aux trois Fontaines. Mais c’est la femme du brasseur qui tient aujourd’hui le magasin. Aussi charmante que son mari et ne sachant pas nous indiquer un autre magasin aussi complet que celui de Halle, elle téléphone à son époux. Lui, se rappelant que nous allions à Gand, nous conseille le même type de magasin près de cette ville. Il nous dit même de dire que nous venons de sa part ! C’est youpi la fête, en route pour Gand.

La banlieue Gantoise que nous cherchons est sur notre carte et l’itinéraire à prendre semble simple. Et pour la première fois, ça l’est ! On trouve les routes que l’on voulait et on se retrouve dans le centre, le magasin est juste là et nous tend les bras...
La demoiselle qui tient le magasin ne parle pas bien français et va chercher un jeune garçon fort sympathique qui nous aide à trouver les Boon  Faro Pertotale et autres Gueuzes Girardin Oude, qu’il appelle « black label » du fait de la variation de couleur de l’étiquette. Hélas on n'aura pas la Kriek en black label, elle n’est pas là... Plus de 40 euros chacun pour plus d’une dizaine de litres par personne, plus quelques unes pour nous trois. Enfin nous sommes ravis, pour une fois, tout a marché nickel. Maintenant, c’est le milieu de l’après midi, le but est accompli, la faim nous ramène à la raison. On s’arrête sur un quartier résidentiel. On déplie la nappe et on se prépare notre premier repas chaud. La pluie commence à se faire rare, c’est trop bon. Flageolets – lardons, 4 quarts-yaourts. On profite d’un bon moment privilégié avant de bouger vers le centre de Gand.

Trollenkelder à GandOn se gare au hasard. Un bar conseillé par notre brasseur préféré et par le routard est tout proche : le Trollenkelder. Ambiance chaleureuse et calme, la musique douce, le serveur sympathique, les bières goutues. Un cadre parfait pour commater autour d’une bière. On lit, on écrit, on parle, on fait rien, on est heureux.

Recharge du portable, merci serveur, on peut prendre les verres en souvenirs ? Non ?.. Flûte. Retour vers la voiture pour manger notre salade de pâtes au thon. Fatigue + bière = dur de prendre le volant ; on attend un peu en mangeant gavé. Puis on sort de la ville pour trouver un champ de maïs accueillant où planter la tente… Faire dodo, ça va faire du bien...

J5 : Samedi 5 août.

10h : Nicolas est déjà réveillé et hurle : une voiture dans le chemin. Et notre tente qui est au milieu. Alors on se lève en speed. Mais la voiture s’arrête 10 mètres avant nous et le gars ne vient ni nous dire bonjour ni nous dire de partir. On retourne à Gand, on perd une heure à trouver une place gratuite. On retourne sur la place de la veille qui était payante alors que nous ne l’avions pas remarqué. On s’enfonce à pied dans le centre. Ici, c’est églises à volonté ! Jusqu’à 3 sur la même place. Il y a quand même de très beaux bâtiments. On parcourt la ville à la recherche d’une supérette. Mais on ne trouve pas, il se fait tard et les ventres crient famine. On se résout à faire une entaille dans notre budget qui commence à être très serré. On va dans une boulangerie pour 3 sandwiches, 1muffin et un chausson à la cerise que l’on mange près de l’eau.
Intermède Nicolas :
Après cela nous reprîmes nos pérégrinations On cherche le Waterhuis aan Beerkant qui paraît-il, présente une variété de bières intéressantes. C’est un lieu sympathique avec une terrasse au bord d’un des canaux qui divise la ville. Mais en plein cœur du centre touristique, la place est bondée. Nous décidons donc d’aller nous balader avant de revenir. A quelques pas de là nous tombons sur le château des Comtes de Flandre. 1,2 euros au lieu de 6, ça vaut le coup d’avoir moins de 26 ans dans le coin. Donc nous visitons. Entièrement rénové, c’est un château luxueux pour une forteresse au regard des châteaux cathares par exemple, mais on ne sait pas à quelle époque la rénovation a voulu coller. Et on se demande si elle colle à autre chose que à ce que le rénovateur avait envie de faire. Le château visité de fond en comble, on retourne vers notre bar mais il est toujours plein. Tant pis pour la terrasse, essayons l’intérieur. Plein aussi ? On attend sur un banc qu’une table se libère. Une autre bière digne d’intérêt est bue ici : La Rodenbach. Mais nous ne goûterons la grand cru, petit joyau, que le lendemain. Puis nous retournons à la voiture. En route pour Bruges, on trouvera un endroit pour dormir sur le chemin. En attendant, on s’arrête à une station service pour prendre des douches, se raser, recharger les portables, se changer et manger notre deuxième repas chaud qui n’est pas tip-top. Puis re-voiture, on s’arrête sur la route de Bruges dans la campagne et on monte la tente au bord d’un chemin. Quelques parties de cartes puis au lit.

J6 : Dimanche 6 août.

Le chemin va s’avérer très passant, quelques automobilistes qui coupent par là, une poignée de piétons et des tonnes de cyclistes de tous ages qui profitent du soleil depuis la veille retrouvé pour une balade dominicale. A Bruges, on se gare vers la gare, 2,5 euros pour 24h de stationnement. Là, on tombe sur une brocante où on fait le plein de verres à bières. Puis le centre ; c’est très beau, la couleur de la brique, plus vive que souvent, est agréable et les briques peintes en blanc se marient élégamment avec les briques rouges. Les bâtiments sont beaux, certains impressionnants comme le beffroi et les églises encore une fois ne manquent pas. Mais on appréciera l’architecture plus tard. Encore une fois il fait faim et une supérette ouverte le dimanche c’est rare mais on cherche, en vain. On finit par aller dans un night shop où on achète du maquereau, du salami et du pain de mie pour une fortune. Après le repas nous nous dirigeons vers un bar. Le cadre est agréable mais comme partout dans la ville, trop de touristes. Rodenbach grand cru. Puis direction le Gambrinius. Cadre moins top, bar qui est taillé pour les touristes et avec la télé en plus mais la carte des bières est imposante, alors nous nous posons pour une partie de cartes. Puis on retourne vers notre chemin de la veille pour manger un bon repas et planter à nouveau notre tente près du champ de Marguerite, Blanchette et Mickey, les trois vaches qui sont tombées amoureuses de nous. Une bière et au lit !

J7 : Lundi 7 août.

Même s’il y a beaucoup de retraités qui font des balades aujourd’hui en vélo dans le chemin, il y a quand même moins de passage que la veille et c’est le soleil qui tape sur notre tente qui nous réveille un peu avant 10 heures. Bien sympa quand on sait qu’il va pleuvoir tout le reste de la journée. Cette fois-ci on se prépare notre salade de pâtes pour le midi dans laquelle on rajoutera des tomates si on en trouve. Deuxième journée à Bruges, on cherche des bars qui nous inspirent dans les petites rues mais on finit par être loin du centre. Tomates et nectarines achetées sur le passage, on mange à l’abri sous un moulin près d’une porte-pont de la ville fortifiée. Puis on retourne en plein centre. Nico se souvient d’un bar à l’aspect attirant mais on ne le retrouve pas. Marre de chercher sous la pluie et puis envie de toilettes, on retourne au Gambrinius, au moins ils offrent des cacahuètes là bas… On finalise notre programme du lendemain : on va passer dans une abbaye trappiste essayer d’acheter de la bière. Bien que hier un serveur nous aie dit qu’ils n’ont pas toujours de stock et que l’abbaye ne se visite pas, ça peut être intéressant à voir de l’extérieur, histoire de voir autre chose que des bières lambics qui restent nos favorites. L’abbaye étant sur le chemin de retour, on prévoit de la voir le matin avant de rentrer sur Poitiers. Lorsqu’on quitte le bar, on a faim et on craque : une barquette de frites que l’on mange en dessous du beffroi. Puis on retourne dans un lieu qui nous avait semblé accueillant mais il s’avère que c’est un resto et pas un bar. Donc on cherche un lieu conseillé par le guide du routard. Mais on ne trouve pas, il y a un bug dans le bouquin ou bien il a fermé. Donc on retourne sur la grand place d’où on prend une rue jamais encore prise. On tombe de nouveau sur une friture, la première tournée nous a donné faim, on reprend une barquette de frites pour 3 que l’on mange dans un bar à coté, censé d’ailleurs être un pub anglais et qui pratique les prix prohibitifs à souhait. Les pauvres espagnols qui n’ont pas eu le temps de compulser la carte avant de commander ont du avoir mal quand ils ont entendu 13 euros pour leurs deux Kwak. Le temps est toujours à la pluie. Ca va être dur pour monter la tente. Et il faut trouver un autre endroit, 3 nuits sur le même chemin, ça risque de ne pas plaire... Pff... Galère... Et si on partait ce soir ? Ouaip ! Ok !
19h30 Parking de la gare, Blaise prend le volant
20h arrêt pipi + repérage de l’itinéraire sur une aire d’autoroute à la sortie de la ville.
23h40 Beauvais. Changement de pilote. On est passé sans apercevoir la douane volante... Ouf !
1h45 Chartre. Deuxième changement de pilote. Merci pour les déviations où les panneaux disparaissent au bout de quelque temps en région Parisienne. Heureusement il n'y avait pas grand monde.
4h50 Poitiers, on vide quelques affaires, on récupère les miennes laissées chez Blaise et je prends le volant.
5h50 Maine de Boixe
6h00 Dodo

 

Epilogue : mardi 8 août

En Poitou, le beau temps. Après une matinée de sommeil dans de vrais lits, détalage du butin de guerre rapporté et repos des guerriers...

 

Bières dans la piscine à Maine de BoixeBières dans la piscine à Maine de Boixe

 

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