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Bière Magazine

Détails et critique sur le journal français de la bière

Pierre - 09/05/2009


 

Infos Générales

Périodicité : trimestrielle

 

Directeur de la publication :

Philippe Clédat

 

Publication de :

PBC Edition

2 rue du 8 mai 1945

87230 Dournazac

bieremagazine@wanadoo.fr

 

Abonnement par lettre ou sur le site de Saveur Bière.

 

Prix kiosque : 5€ (pour la France)

Cette chronique a pour but de donner chaque trimestre le contenu du numéro en cours de Bière Magazine. Mais aussi de souligner quelques points qui nous ont un peu déçus, choqués, ou déplus. Le but n'est pas de dénigrer ce journal mais d'ouvrir des pistes de réflexion.

 

Bien qu'on puisse reprocher à Bière Magazine de n'être pas assez critiques avec les bières industrielles et de manquer parfois de mordant journalistique, il s'agit d'un bon journal, et surtout c'est le seul à ma connaissance dans la paysage français de la bière. N'oublions pas que la critique est aisée mais l’art est difficile.

 

Bien-sûr, les rédacteurs du journal peuvent tout à fait exercer un droit de réponse qui sera publié des ces pages, ce serait même un grand honneur pour nous.

 

Nous espérons que cette chronique rendra le public curieux de découvrir ce journal

 

 

Numéro 72- juillet-août-septembre 2011

Rédacteurs : Jean-Claude Colin, Gilbert Delos, François Devos, Hervé Loux et Benoît Taveneaux.

 

Au sommaire de ce numéro :

Couverture Bière magazine juillet 2011 : n°72Comme le prédit sa couverture, ce numéro 72 comprend un reportage sur la brasserie de Chimay, très bien illustré et recelant d'informations concrètes, cet article est très intéressant, notre coup de cœur. À propos des brasseries toujours, ce Bière Magazine nous fait découvrir les brasseries belges Het Anker et de Dolle dans deux reportages détaillés auxquels manqueraient juste quelques infos techniques sur le brassage et les ingrédients qui nous permettraient de mieux cerner la typicité de leurs bières. Cependant, l’auteur a, dans ces deux articles, parfaitement su nous raconter l'histoire des brasseries et les passions des brasseurs. Toujours au rayon brasserie, un article sur le Moulin d'Ascq (59) et sur la brasserie allemande Hirsch (forcément l'article cite la loi de pureté allemande, la fameuse Reinheitsgebot, je tiens à préciser que celle que prétend appliquer aujourd'hui la brasserie est bien loin de celle 1516, qui interdisait le froment [et donc les bières blanches] et omet la levure dans les ingrédients autorisés, celle-ci n'étant pas isolée et utilisée comme aujourd'hui. De plus, ce n'est en aucun cas une loi écologique comme l'affirme l'auteur, c'est une loi économique, visant justement à limiter l'utilisation du froment pour éviter le manque de pain. Enfin, cet article nous propose un "repos du guerrier" dans un chalet de la brasserie... ah, les petites Allemandes ;) ). Dans la veine des "découvertes de brasseries", on a un article "découverte de (fille de) brasseur" avec ce mois-ci un interview touchant et sympathique de Joséphine de Clerck, de la brasserie De Clerck.
À part les brasseries, qu'est-ce qu'on trouve d'autre dans ce numéro ? Des comptes-rendus de salons/festivals. Quatre : le festival belge Zythos, les salons français de St Nicolas de Port, Jenlain (le Festibière) et de Sochaux. Quatre articles très sympas qui font regretter de ne pas avoir pu assister à ces évènements. On croise aussi un article en forme de teaser sur le Mondial de la Bière de Strasbourg, en octobre prochain.
Au rayon "économie", un article sur le marché de la bière 2010, qui porte essentiellement sur Heineken et Kronenbourg, les deux géants du secteur et un autre article sur la stratégie de Meteor.
Passons au rayon histoire, avec l'épopée des brasseries de Maxeville (en Lorraine) : deux entités de plusieurs basseries qui ont fusionnées en 1898 avant de disparaitre pendant la seconde guerre.
Une nouveauté en plusieurs épisodes : une série d'articles sur savoir déguster la bière, qui remplace l'Abcdère. On est donc sur la première étape : l'analyse visuelle. C'est très équivalent à notre article sur le sujet. Toutefois, je me permets une remarque : l'auteur tend à généraliser les conseils sur les bières de fermentation basse, comme si elles étaient toutes similaires. Je pense que c'est un apriori qui est souvent vérifié mais heureusement, quelques brasseurs écossais, danois, belges et italiens commencent à travailler cette famille avec une ouverture d'esprit et une volonté d'innovation aussi grande que pour les fermentations hautes. Les généralisations risquent donc d'être très rapidement caduques, si elles ne le sont pas d’ores et déjà pour les styles "historiques" : par exemple, l'auteur conseille de boire ces bières entre 4 et 6°C, ce qui, je pense, n'a pas de sens pour une Ch'ti Triple, une Samichlaus ou une Paulaner Salvator...

Enfin, on rencontre un article intéressant quoiqu'assez publicitaire sur le site de vente en ligne "saveur bière", un article passionnant sur le houblon alsacien dont on apprend l'histoire et sa récente ouverture aux houblons aromatiques grâce à la montée des brasseries artisanales, bien que le volume ne soit en rien comparable au houblon, presqu'uniquement amérisant, utilisés par les grands groupes. Et aussi : une page pour (enfin) signaler le lancement du FHL.
Comme chaque mois, on trouve aussi huit bières joliment commentées dont l'excellente Vue sur l'Amer, une double page sur les étiquettes d'une région (l'Ex-Yougoslavie ce mois-ci), un compte rendu des soirées La Chope, SaveurBière et BièreMag et les Brèves (avec notamment le lancement de la bière du Mont des Cats). Plus de recettes de cocktail ce mois-ci, on ne s'en plaindra pas forcément...

 

Numéro 71- avril-mai-juin 2011

Rédacteurs : Philippe Clédat, Jean-Claude Colin, Gilbert Delos, François Devos, Hervé Loux et Benoît Taveneaux.

 

Au sommaire de ce numéro :

Couverture Bière magazine avril 2011 : n°71Le magazine s'ouvre sur un reportage sur le dolo, bière africaine brassée à partir de sorgho ; six belles pages qui donnent envie d'en savoir plus et surtout de goûter une de ces bières. Un article ouvert et sympa, notre coup de cœur de ce numéro. On regrette cependant de ne pas en déguster, au moins visuellement : aucune photo de Dolo dans un verre transparent. On aurait aussi aimé plus d'infos sur la transposition "moderne" du dolo et ses techniques. Un coup de cœur en demi-teinte donc.

En parcourant le magazine, on trouve de nombreuses pages sur des microbrasseries françaises, tant mieux, c’est toujours agréable de constater la richesse  brassicole. On parle ici des brasseries du Caou, de Sainte Colombe, Margoulette et de l'Entre deux bières (les articles sont classés de manière peu compréhensible sous la rubrique reportage ou sous la rubrique visite, sans oublier la rubrique région, consacrée cette fois-ci aux brasseries alsaciennes). Quatre rencontres sympathiques avec des brasseurs passionnés. Plus rapidement présentées, quelques brasseries alsaciennes : Matten, Saint Louis et Safran du Château (une bière au safran, intrigant...).

Que nous renferme d'autre ce numéro 71 ? Un article un peu pipeau sur les bières de printemps et leur origine (le  Nord) qui remonte à 1394, rien que ça... Mais le sujet de l'article est ailleurs : compte rendu du lancement des bières de printemps et du folklore qui l'entoure. Dans la foulée des comptes rendus, on trouve un article très bon sur le Concours du Salon de l'Agriculture et les bières médaillées, avec du mordant journalistique qui manque parfois à Bière Mag.

On a aussi un article sur le concours de biérologie organisé par Heineken, hélas, aucune mention du problème que peut poser le fait qu'une multinationale de la bière (qui ne fait pas vraiment dans les produits les plus intéressants gustativement parlant) soit l'institution qui mène la danse en ce qui concerne la formation à la bière des sommeliers. Ensuite, on a le droit à deux articles sur les nouveautés Kronenbourg, une interview sympa du jeune fils de brasseur de la brasserie de Baron, deux recettes à la bière, une page sur un mécénat tout à l’honneur des salariés Kronenbourg et un article sur l’utilisation de fruits et épices dans la bière (une énumération d’exemples plus qu’autre chose). En feuilletant, on découvre aussi une saga assez sympa sur Duvel, quoique manquant un peu de nouveau : processus de refermentation repris sur un livre de 1997, pas un mot sur le fait que cette fameuse refermentation très longue en bouteille dont se vante tant Duvel est (selon certains) presqu’anecdotique puisque l'essentiel du gaz viendrait d'un embouteillage à contre pression. L'auteur a cependant évité avec brio le piège sur la date de la transformation de la Duvel d'une brune à une blonde, très souvent indiquée à tort comme étant 1970.

Et, comme d'hab, les brèves, un abécédaire (lettres V à Z), un (très bon) cahier de dégustation de huit bières, un compte-rendu des soirées La Chope-Saveur Bière-Bière Magazine, 4 recettes de cocktails et une double page consacrée aux étiquettes de bières (ce mois-ci : Hongrie, Lituanie et Lettonie).

Et qu'est-ce qu'il n'y a pas dans Bière Magazine ? La création du FHL, évènement pourtant intéressant et donnant plein d'espoir pour la microbrasserie. La parution de l'annuaire des brasserie françaises, dans sa version 2011.

 

J'en profite pour signaler que biérologie est pour commencer une aberration étymologique, le mot qui conviendrait serait zythologie. Par ailleurs, cela semble être un parallèle du mot « œnologie », ce qui est troublant car l’œnologie concerne l'art d'élaborer le vin et non l'art de le servir et de l'accompagner. C'est pourtant toujours dans ce second sens que le mot bièrologue est utilisé. Ceci étant dit, tout le monde utilise ce néologisme aujourd'hui et l'usage fait loi, donc je vais arrêter de me plaindre, promis. Retenons qu'un bièrologue est un sommelier spécialisé en bière et que l'équivalent d'un œnologue est un ingénieur en procédés de malterie/brasserie.

 

Numéro 70 : janvier-février-mars 2011

Rédacteurs : Jean-Claude Colin, Gilbert Delos, François Devos et Hervé Loux.

 

Au sommaire de ce numéro :

Bière magazine numéro 70Les comptes-rendus de la soirée de lancement des bières de noël du Nord-Pas de Calais (10/11/10), du FIBA (25/10/10) et du mondial de la bière de Strasbourg (22/10/10). On peut aussi découvrir un aperçu du milieu brassicole des Vosges et un, nécessairement moins exhaustif, du Brésil, qui se révèle être un pays que les amateurs de bières devraient surveiller de près. Vous lirez aussi un reportage très agréable sur les deux récentes brasseries du Cantal : Fleurac et Saint Georges où l'on découvre les motivations et itinéraires de ces couples brasseurs de haut niveau. Dans la même veine, un point sur le très récent brasseur Craig Allan et sa bière "agent provocateur", provocateur d'un beau destin de brasseur à mon avis... En continuant votre lecture, vous trouverez un dossier sur la bière à Paris, qui est sur la pente ascendante. Vous découvrerez une interview de Julie et Sébastien Butez, frères et sœurs travaillant dans deux brasseries (Abbaye du Cateau et brasserie des Sources) appartenant à leur père. Et, pêle-mêle : l'interview d'un chef n'aimant pas la bière mais la travaillant dans sa cuisine, un article sur l'Ecole Nationale de l'Industrie Laitière qui forme aussi au brassage (ENILBIO), un texte détaillant le rachat de la brasserie de Gayant par la patron de la brasserie St Omer, un article un peu brouillon sur le plagiat et les parodies dans les étiquettes et affiches de bières, le récit de la création d'un musée sur la bière à Warneton et une jolie histoire d'amitié entre les brasseurs amateurs de l'association Moussequebière, qui montre la belle entraide et convivialité qui règne dans le milieu brassam.

Et pour finir, les grands classiques de chaque numéro : les brèves, les recettes de cocktail (peut-être bon, mais je ne voit pas trop leur cohérence de ce type de revue), le carnet de dégustation (8 bières dégustées et très bien décrites), un abécédaire (lettre T), quelques reproductions d'étiquettes de bières étrangères et un compte-rendu, où François Devos parle de lui à la troisième personne, des soirées bières organisées par Bière Magazine, le site de vente Saveur Bière et le site d'information la Chope.

Et bien sûr, je n'oublie pas mon coup de cœur : un magnifique reportage sur la brasserie Baladin, en Italie, et sur son brasseur : Teo Musso. Il faut dire que le sujet est vendeur : si on savait déjà que boire les bières de Teo Musso était un instant de bonheur, on sait maintenant que discuter avec lui doit être un instant magique.

Le point le plus décevant de ce numéro est sa couverture. La bière 24 carats ? La bière avec des paillettes d'or ? Mmmh, vraiment ? Alors, ok, c'est brassé par une brasserie de qualité (pour le compte d'un site de vente en ligne), mais l'intérêt de cette bière ? 50€ pour quoi ? Pour des paillettes d'or qui ne changerons par le goût et un look de n°5 de chez Chanel. Désolé, je n'ai ni envie de boire de parfum, ni de l'or et je ne pense pas que ce genre d'absurdité marketing puisse promouvoir la bonne bière, et je trouve dommage qu'un journal de connaisseurs fasse un écho à cette "nouveauté" au point de lui céder sa couverture. Sinon, on regrette un peu le manque de curiosité journalistique : on nous annonce que le festival FIBA tourne moins bien, avec moins de brasseurs présents. Mais pourquoi les brasseurs ne viennent pas ? Aucune piste. Par contre, on est heureux de voir de l'esprit critique sur l'organisation des concours du Mondial de la bière, apparemment trop opaque.

Pour finir, complétons le dossier sur Paris en soulignant les oublis ou omissions : ce ne sont pas deux, mais bien trois caves à bières qui ont vu le jour à Paris ces derniers mois puisque Bière Culte a ouvert une nouvelle antenne dans le 1er arrondissement. Enfin, on regrette de ne pas avoir d'écho à la première soirée maltée organisée sur la péniche Demoiselle dans le XIXème, et qui, sur le thème des bières de noël, et à un prix intéressant, a permis à bon nombre de Parisiens de découvrir une petite dizaine de brasseries françaises, leurs brasseurs et leurs produits. D'autres soirées maltées devraient suivre avec une période de 3 mois environ entre chaque évènement. Parmi les trois organisateurs, une certaine Elisabeth, qui organise d'autres ateliers sur la bière dans la capitale.

 

Et on en profite un petit jeu pour ceux qui n'arrivent pas à occuper leurs longues soirées d'hiver : il manque un mot dans l'abécédaire, il y a eu un copier-coller facheux dans la carnet de dégustation et il y a une erreur dans le sommaire, sauras-tu, fidèle internaute, trouver ces erreurs ? (oui oui, c'est moi qui écrit les règles des jeux bidons sur les paquets de chocapic...)

 

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Les internautes commentent :

biere  


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Il y aurait peut etre de la place pour de la biere haut de gamme qui contraste avec les bieres industrielles.

10/9/2018 à 23h46

À vous de jouer...


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